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Le blog des habitants de Pornichet
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Archive for novembre, 2007

Pourquoi les abeilles disparaissent-elles?

novembre 20, 2007 By: philmouss Category: écologie 1 Comment →

une vidéo sur cette question sur Daily Motion

Les inégalités de revenus persistent en France selon l’Insee

novembre 16, 2007 By: philmouss Category: social No Comments →

Le mouvement de baisse des inégalités de niveau de vie et de la pauvreté, régulier depuis les années 1970, s’est essoufflé depuis 2002, la pauvreté ayant même légèrement augmenté en 2005, tandis que les inégalités de patrimoine se sont, elles, renforcées entre 1997 et 2003. C’est le constat que dresse l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans France, portrait social 2007 publié jeudi 15 novembre. Un chapitre est consacré, pour la première fois dans cette onzième édition, aux “indicateurs d’inégalités sociales” article Le Monde

Horloge planétaire

novembre 14, 2007 By: philmouss Category: monde No Comments →

Si vous vous sentez déprimé en ce moment, je ne vous recommande pas de la regarder toute la journée mais c’est quand même intéressant à voir fonctionner. Vous ne trouvez pas?
Poodwaddle.com

Les dernières infos sur les sites de campagne

novembre 09, 2007 By: philmouss Category: Les municipales No Comments →


Une quatrième liste sur Pornichet

novembre 08, 2007 By: philmouss Category: Les municipales No Comments →

Philippe Jan, cadre d’exploitation de France-Telecom, âgé de 57 ans président de l’association Phare, 57 ans, lance une nouvelle liste pour les municipales.

lire article maville.com

Pornichet en 1913 : « Une délicieuse villégiature »

novembre 06, 2007 By: philmouss Category: Les municipales No Comments →

La collection Le livre d’histoire a réédité « Pornichet et ses environs », écrit en 1913 par un groupe d’amateurs, voire d’amoureux de Pornichet, tant certaines phrases sonnent comme des slogans pour la station. article Presse Océan

François Bon au Fanal, le mardi 6 novembre à 20H30

novembre 06, 2007 By: philmouss Category: Culture No Comments →

L’écrit parle et Le fanal

vous invitent à une Soirée bavarde avec François Bon qui présentera son livre Bob Dylan, une biographie, Albin Michel

Mardi 6 novembre 2007

à 20 h 30

au Fanal

33 Bd Victor Hugo à Saint Nazaire

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles

Réservation au 02 40 22 91 36

Il fallait François Bon pour faire de la biographie de Bob Dylan un fragment de l’histoire du monde ; pour dire comment un jeune gars asthmatique et malingre parti sur la route trouvera en quelques années un succès mondial, comment celui qui n’était qu’un petit gratteur de guitare promis à une carrière médiocre « incarne le basculement d’une époque ».

De cette manière, François Bon poursuit l’exploration commencée avec son Rolling Stones (Fayard, 2002) : observant le balancement de Dylan entre chanson et écriture ; fouillant son rapport à Ginsberg, Brecht, Rimbaud, à la nébuleuse du Blues et de la Folk music, il perce les secrets et mystères, les pannes de créativité, les ratés, les mensonges, de celui qui avait atteint la gloire à 25 ans, ne la supportait pas, et n’a cessé depuis de réécrire sa propre histoire.

Depuis son premier roman, Sortie d’usine, paru chez Minuit en 1982, François Bon élabore une œuvre littéraire cohérente et forte, attentive aux personnes sans gloire, aux difficultés du quotidien, aux rapports au travail et à la machine (L’enterrement, Parking, Paysage fer, Mécanique, pour ne citer que quelques titres). Parallèlement, il développe une réflexion sur la littérature et l’écriture qui l’a conduit à l’expérience d’ateliers d’écriture suscitant la parole de détenus, de SDF, et aboutissant à Tous les mots sont adultes, paru chez Fayard en 2000. Ses deux derniers livres : Rolling Stones et Daewoo, ont connu un succès remarquable.
Le Tiers livre

Ce soir sur Télénantes: la Face caché de la Base sous-marine

novembre 06, 2007 By: philmouss Category: Les municipales 1 Comment →

Le destin de la Base sous-marine de Saint-Nazaire est intimement lié au conflit de 1939-1945, à l’avenir d’une ville et de ses habitants. Cette architecture inhumaine porte en elle le destin d’Allemands et de Français. Au centre de nombreux enjeux, elle incarne l’espoir et la souffrance des hommes. Un film de Stéphane Chemin, à voir ce soir à 20H55 sur Télénantes

La banquise fond, “elle devrait avoir disparu dans les 15 ans à venir” selon la mission Tara

novembre 05, 2007 By: philmouss Category: écologie No Comments →

Au rythme actuel d’une perte de banquise de 500 000 km2 en plus chaque année en été et sachant que la surface actuelle à la fin de l’été est de l’ordre de 4 à 5 millions de km2, il suffirait donc de 8 à 10 ans pour que cette banquise d’été disparaisse. Cette disparition contribuerait à fortement augmenter l’absorption par l’océan de 80% de l’énergie solaire. Ceci aurait pour conséquence de réchauffer localement l’océan superficiel et donc l’atmosphère et d’entraîner une fonte accélérée des glaces continentales du Groenland qui entraînerait une élévation du niveau de la mer de l’ordre de 1m (ou plus) d’ici la fin du siècle… les faits: 1- Un recul spectaculaire de la banquise à la fin de l’été 2007 a été constaté. Entre septembre 2005 et septembre 2007 c’est plus d’1 million de km2 de glaces de mer qui ont disparu. La position initiale de la dérive transpolaire de Tara en septembre 2006 se trouvait à plus de 400 km au sud de la lisière de la glace en septembre 2007…
article lu sur contre-info

On ne construit pas de savoir dans l’émotion

novembre 05, 2007 By: philmouss Category: éducation formation No Comments →

Il y a quelques jours, le débat sur la lecture de lettre de Guy Môquet battait son plein et je ne me suis pas positionné sur les questions soulevées par les interférences du politique sur l’histoire et son enseignement. Je n’ai pas vraiment suivi les débats à vrai dire, mais pour le peu que j’ai entendu je n’ai pas l’impression qu’on ai touché les questions de fond. J’ai été frappé par exemple par certaines prises de position d’enseignants qui tendaient à raisonner comme si leur tâche était noblement séparé du “politique”. Je ne suis pas un expert de ces questions mais l’enseignement national il me semble, dépend bien d’un ministère et ces programmes font l’objet de parution au bulletin officiel (qu’on me corrige si je me trompe). La pratique de l’enseignement dépend bien dans ce sens de divers pouvoirs, législatifs et administratifs qui lui donne ses orientations et contrôle leur application. Je comprends tout à fait cependant l’argument des profs qui ne souhaitent pas se soumettre à une directive ponctuelle dans laquelle ils ne se reconnaissent pas ou qui leur donne le sentiment d’être instrumentalisés par un gouvernement qu’ils désapprouvent.

Par contre, ce qui a retenu mon attention, c’est cet argument avancé par beaucoup d’enseignants interrogés: “On ne construit pas de savoir dans l’émotion”. Je trouve cette proposition intéressante. Elle est, je pense, assez significative d’un imaginaire qui règne sur notre institution scolaire. Il y a donc le noble savoir, qui se construit dans l’héroïque conquête sur les viles émotions. C’est l’ancien dualisme platonicien qui oppose le corps et l’esprit. Il faut sortir des ombres de l’obscurité de la caverne pour commencer à percevoir la vérité dans la claire lumière. Il ne s’agit pas de remettre en cause cet imaginaire qui au fond est le moteur de la recherche scientifique qui s’efforce de dégager quelques archipels de vérités par le travail rigoureux de la théorisation et de l’expérimentation. Ce que je vous propose ici, c’est d’examiner la question des émotions qui feraient obstacle à la construction du savoir. On voit que l’argument nous est servi un peu comme un slogan. Si un slogan marche, c’est qu’il active des représentations fortes dans une culture donnée.

Bien sûr nous sommes d’accord avec l’idée que la réflexion nécessite un certain calme et une prise de distance sur l’action mais est-il juste cependant d’affirmer que l’émotion s’oppose à la construction du savoir? Pour le sens commun l’émotion, c’est ce qu’on doit cacher, maîtriser, tenir à distance. Toutes les émotions d’ailleurs ne sont pas jugées à la même aune. Certaines comme la joie et l’amour seront valorisées alors que la peur, la haine et la colère seront tenus comme indésirables. Nous tendons à considérer les émotions avec le filtre de nos valeurs morales. Mais que disent les scientifiques de ce phénomène “émotion”? Pour essayer de dégager un peu de savoir sur cette question, il est vrai qu’il faut s’extraire un peu de “l’affect moraliste” qui se contente de classer du côté du bien ou du mal et se demander, “au fond, les émotions, comment ça marche et à quoi ça sert?”. Nous pourrons essayer par la suite de nous demander si elles peuvent ou non être utiles dans la construction du savoir.

Les émotions qu’est-ce que c’est?

Le premier scientifique à s’être penché sur la question des émotions c’est Charles Darwin, par la suite, de nombreux travaux ont été conduits et se situent en général dans le champ de l’éthologie, l’étude des comportements animaux et humains dans leur milieu naturel. Mais on peut dire que les émotions peuvent être également abordées du point de vue du biologiste qui observe leurs manifestations sur un organisme donné et également du point de vue du psychanalyste qui s’intéressera par exemple à la façon dont on les refoule ou dont on s’en défend avec les conséquences que cela pourra engendrer sur le psychisme.
Les travaux de Konrad Lorenz sur les comportements d’agression se situent dans le champ de l’étude de la famille d’émotion de la colère qui vient nécessairement en étroite interaction avec la peur qu’elle suscite dans les échanges sociaux et avec les comportements de fuite d’apaisement, de soumission ou d’affrontement qu’elle induit. Les travaux des scientifiques ont donc consisté à essayer de catégoriser les grandes familles de ce qu’ils ont appelé “les émotions de base” un peu comme on parle des “couleurs primaires”.

l'axe d'organisation des émotions adapté par Jacques Cosnier d'après Schlosberg

Sur ce schéma qu’il adapte des travaux de Schlosberg, Jacques Cosnier propose ce qu’il nomme les axes d’organisation des émotions selon quatre pôles: agréable/désagréable et rejet/attention. Au pôle émotion agréable, on trouve: l’amour, la gaieté, la joie, la surprise, à l’opposé, ces auteurs ont placé la colère et la peur. Au pôle rejet, ils ont placé le mépris et le dégoût, au pôle attention ils situent la surprise et la souffrance.

Structure hiérarchique des domaines émotionnels, d’après Schwartz et Shaver par Jacques Cosnier

En cliquant sur ce lien, vous aurez une vue de ce que Jacques Cosnier, en adaptant les travaux de Schwartz et Shaver a nommé la Structure hiérarchique des domaines émotionnels. On y retrouve les grandes familles que sont l’amour, la joie, la surprise, la colère, la tristesse et la peur qui se déclinent sous différentes expressions avec divers degrés d’intensité.

Les émotions, à quoi ça sert?

L’étymologie du mot nous donne comme d’habitude quelques indication. Le mot vient de movere en latin qui signifie mouvement. L’émotion nous prépare à l’action, qu’il s’agisse de s’y engager, comme dans la colère ou de fuir la scène comme dans la peur ou bien de se replier sur soi, comme avec la tristesse. Darwin établira donc que les émotions sont indispensables à l’adaptation d’un organisme dans les différentes situations vitales. Mais les affects (autre nom des émotions) ne se contentent pas de préparer à l’action, ils servent également à communiquer avec autrui par la gamme des expressions qu’ils produisent. Freud et la psychanalyse mettront à jour également l’importance de l’affect comme instrument de communication avec soi même. La peur que j’éprouve, par exemple, face à telle ou telle situation constitue un signal qui m’informe sur ma capacité à y faire face.

Les émotions peuvent elles être mobilisées dans la construction des savoirs?

L’affirmation des enseignants qui postulent “qu’on ne construit pas de savoir dans l’émotion” est sans doute fondée sur une ignorance de ce qu’est la vie émotionnelle. En effet, quand on se penche sur la question, on voit qu’on ne peut s’abstraire des émotions. Si un enseignant est “intéressant” pour une classe, c’est qu’il a sut mobiliser chez ses élèves un registre émotionnel qui se situe sur les pôles des émotions agréables et de l’attention. A côté de l’imaginaire platonicien de ces enseignants partisans de la coupure avec le corps et les émotions, on trouvera les adeptes des pédagogies dites “actives” où se seront l’engagement dans des activités comme la rédaction d’un journal, le jeu d’une pièce de théâtre ou l’implication dans un débat privilégiant l’expression de points de vue personnels qui fonderont l’apprentissage et la construction du savoir. Pour ces approches pédagogique, le savoir se construit avec les émotions. Laquelle des deux approches selon vous favorise le plus l’équilibre et épanouissement personnel?